Une identité liée aux terroirs fromagers
C’est une des races obligatoires pour la fabrication de l’Epoisses AOP et le Langres AOP. On peut donc dire que cette vache, originaire des alpages suisses, s’est très bien adaptée aux terroirs plus plats que sont la Bourgogne et la Champagne.
Une implantation historique en France
Petit point d’histoire : après une timide entrée en France à l’Abbaye de Clairvaux en 1788, la Révolution reporte sa complète immersion jusqu’en 1827. Très tôt les éleveurs ont voulu promouvoir leur race qu’il voulait désormais locale : il y eut même en 1911 la création d’un « Syndicat des éleveurs de la race Brune des Alpes », bien avant les AOC.
Évolution et aptitudes de la race
Aussi intégrée aux paysages de l’Aveyron et du Tarn, elle a pendant longtemps été reconnue pour ses capacités laitières, fromagères, et de viande. Cependant, elle s’est vue dès la deuxième moitié du XXème siècle supplantée par les chiffres de productivité bien meilleurs des races Prim’ Holstein et Montbéliarde. Restée une race essentiellement européenne, elle est aujourd’hui négligée pour sa viande mais bien recherchée pour son lait qu’on dit « fromageable » : c’est-à-dire avec un bon taux de matière grasse s’adaptant très bien aux besoins de la fabrication fromagère.
L’élégance au naturel
La vache brune, pour sa silhouette fine et ses couleurs harmonieuses, se distingue par son élégance : elle semble presque maquillée pour nous paraître plus belle. Ses oreilles blanches, ses yeux cerclés de noir, valorisent les terroirs où elle est. Paraissant presque faite de velours, elle orne les prés où elle se trouve.
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